L'échelle de Clance - Test du phénomène ou syndrome de l'imposteur

L'échelle de Clance - Test du phénomène ou syndrome de l'imposteur

Le phénomène de l'imposteur, plus couramment appelé syndrome de l'imposteur, a été introduit en 1978 par deux psychologues américaines : le Dr Pauline Rose Clance et le Dr Suzanne Imes.

Si vous souhaitez mieux comprendre ce qu'est le syndrome de l'imposteur, vous pouvez lire l'article "Le syndrome de l’imposteur : comprendre ce sentiment d’illégitimité qui touche
une grande partie de la population".

L'échelle de Clance est l'un des tests les plus fréquemment utilisés pour mesurer le phénomène de l'imposteur.

Les résultats de ce test vous permettront d'évaluer dans quelle mesure vous êtes concerné⋅e par le syndrome de l'imposteur.

Répondez de manière spontanée aux 20 questions suivantes de l'échelle de Clance sur le phénomène de l'imposteur.

Légende : 1 = Pas du tout vrai / 2 = Rarement / 3 = Parfois / 4 = Souvent / 5 = Très vrai

1. J'ai souvent réussi à un test ou à accomplir une tâche alors que j'avais peur de ne pas y arriver avant de commencer.
2. Je peux donner l'impression d'être plus compétent⋅e que je ne le suis vraiment.
3. J'évite les évaluations quand c'est possible et je suis terrifié⋅e que les autres m'évaluent.
4. Quand des gens me félicitent pour quelque chose que j'ai accompli, j'ai peur de ne pas être capable d'être à la hauteur de leurs attentes dans le futur.
5. Je pense parfois que j'ai obtenu ma position actuelle ou mon succès actuel parce que j'étais au bon endroit au bon moment ou parce que je connais les bonnes personnes.
6. J'ai peur que les gens qui comptent pour moi découvrent que je ne suis pas aussi capable qu'ils le pensent.
7. J'ai tendance à mieux me souvenir des fois où je n'ai pas fait de mon mieux que des fois où j'ai fait de mon mieux.
8. Je réussis rarement à réaliser un projet ou une tâche aussi bien que je le souhaiterais.
9. Parfois j'ai l'impression ou la certitude que mes succès personnels ou professionnels sont le résultat d'une sorte d'erreur.
10. C'est difficile pour moi d'accepter les compliments ou éloges sur mon intelligence ou mes accomplissements.
11. Parfois, je pense que mon succès est dû à une sorte de chance.
12. Je suis parfois déçu⋅e de mes accomplissements actuels et je pense que j'aurais dû accomplir beaucoup plus.
13. Parfois j'ai peur que les autres découvrent à quel point certains savoirs ou compétences me font défaut.
14. J'ai souvent peur d'échouer face à une nouvelle demande alors qu'en général je réussis bien ce que j'entreprends.
15. Quand j'ai réussi quelque chose et reçu de la reconnaissance pour cet accomplissement, je doute d'être capable de répéter ce succès.
16. Si je reçois beaucoup d'éloges et de reconnaissance pour quelque chose que j'ai accompli, j'ai tendance à minimiser l'importance de ce que j'ai fait.
17. Je compare souvent mes capacités à celles de mon entourage et je pense qu'ils pourraient être plus intelligents que moi.
18. Je m'inquiète souvent de ne pas réussir un projet ou un examen alors que mon entourage a confiance dans l'idée que je vais y arriver.
19. Si je suis sur le point de recevoir une promotion ou une forme de reconnaissance, j'hésite à le dire aux autres avant que ce soit un fait accompli.
20. Je me sens mal et découragé⋅e si je ne suis pas « le/la meilleur⋅e » ou au moins « très spécial⋅e » dans les situations qui impliquent la réussite.

Les réponses à vos questions sur le syndrome de l'imposteur et le test de l'échelle de Clance

Le syndrome de l'imposteur désigne un sentiment persistant d'illégitimité malgré des compétences et des résultats concrets. La personne attribue ses succès à la chance, au hasard ou aux autres, et vit dans la crainte d'être "démasquée". Ce phénomène a été introduit en 1978 par les psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.

Le syndrome de l'imposteur touche une grande partie de la population, sans distinction de niveau d'études, de statut ou de réussite. Il est particulièrement fréquent chez :

  • Les personnes sensibles, perfectionnistes ou atypiques
  • Les indépendants et les professionnels de l'accompagnement

Les signes les plus courants sont :

  • Attribuer ses succès à la chance plutôt qu'à ses compétences
  • Minimiser ses accomplissements
  • Craindre d'être "démasqué⋅e"
  • Se comparer défavorablement aux autres
  • Ressentir une pression constante à en faire toujours plus pour "mériter" sa place

L'échelle de Clance produit un score entre 20 et 100 :

  • 20 à 40 : peu ou pas de syndrome de l'imposteur
  • 41 à 60 : phénomène modéré
  • 61 à 80 : phénomène fréquent, qui mérite attention
  • 81 à 100 : syndrome intense, pouvant impacter significativement votre vie professionnelle et personnelle

Les deux notions sont souvent confondues, mais elles sont distinctes :

  • Le manque de confiance en soi est global : la personne doute de ses capacités dans l'ensemble.
  • Le syndrome de l'imposteur est plus paradoxal : la personne obtient des résultats concrets et reconnus, mais ne parvient pas à les intérioriser comme le reflet de sa valeur réelle.

C'est précisément ce décalage entre la réussite visible et le ressenti intérieur qui caractérise le syndrome de l'imposteur.

Oui. Le syndrome de l'imposteur n'est pas une fatalité. Il est possible de transformer ce sentiment d'illégitimité en une posture plus ancrée et assumée. Cela demande un travail en profondeur sur ses croyances, ses mécanismes et sa relation à la réussite. C'est précisément l'objet du programme "Affirmer votre légitimité".